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23/04/2012 - Finance

Vertige?

Au premier trimestre de 2012, les bourses du monde entier ont connu leur meilleur début d’année depuis 1998. Qui aurait osé le croire il y a à peine 6 mois ? A ce moment-là, de nombreux observateurs craignaient encore la fin de l’Europe. La décision des Banques centrales de maintenir un taux zéro jusqu’en 2014 (FED) ou d’octroyer un crédit extrêmement bon marché au secteur bancaire (ECB) a eu pour conséquence un énorme revirement. En Amérique, sur les marchés en croissance (à l’exception de la Chine) et en Europe, les indices boursiers notent une forte augmentation par rapport au 1er janvier. L’Europe se caractérise toutefois par de grandes différences entre d’une part l’Allemagne (+ 18%) et la Belgique (+ 12%) et d’autre part l’Espagne (- 7%). Ces dernières semaines, il est également clairement apparu que de nombreux investisseurs commencent à avoir le vertige. Le taux de chômage très élevé en Espagne, la croissance très lente en Chine et les nombreuses économies en Europe ont entraîné des prises de bénéfices. La politique des taux faibles fait toutefois en sorte que de plus en plus d’investisseurs recherchent le rendement, ce qui peut continuer à soutenir les bourses.    

Taux historiquement bas

La décision de BNP Paribas d’être la première grande banque à diminuer le taux de ses livrets d’épargne a fait la une de tous les journaux. Bon nombre d’institutions financières ont depuis diminué le taux de leurs livrets d’épargne (notamment Belfius, Argenta, Centea). Le fait que pour la première fois, le taux de base passe sous la barre symbolique de 1% fait prendre conscience à de nombreux épargnants que nous vivons des moments historiques. Combiner rendement et sécurité ne semble malheureusement plus possible. Avec une inflation de plus de 3% en Belgique, il n’est plus possible actuellement de retirer un rendement réel positif avec des placements « sûrs ». Le fait que BNP Paribas déclare se référer à la baisse du taux allemand pour justifier sa propre baisse est également historique. Dans le passé, c’est surtout le taux belge qui servait d’étalon pour déterminer le taux sur les livrets d’épargne. Plusieurs règles sur les capitaux (comme Solvency II) ont toutefois fait en sorte que les banques et les assureurs sont à présent obligés d’investir une grande partie de leur portefeuille en obligations AAA comme les emprunts d’Etat allemands. Le fait qu’ils ne reçoivent qu’un taux d’à peine 2% sur ces emprunts entraîne des taux d’intérêt de plus en plus bas sur les produits d’épargne comme les livrets d’épargne, les comptes à terme, les bons de caisse et les assurances-vie de la branche 21. Cette dernière catégorie offre comme avantage qu’elle permet d’éviter très facilement le précompte mobilier. Moyennant un horizon de placement suffisamment long, votre rendement net sera plus élevé que le rendement sur les livrets d’épargne.  

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